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Anthony Brun, président du consensus à l'UGVC

Anthony Brun, président du consensus à l'UGVC

Entre les candidatures de Stéphane Roy et de Nicolas Baudry, c’est un troisième homme qui a été élu à la présidence du syndicat : Anthony Brun.

Après un conseil d’administration qui n’avait pas permis d’accoucher du nouveau président, un nom a fini par se dégager. Les deux candidats, Nicolas Baudry et Stéphane Roy se sont retirés et ont laissé la place à Anthony Brun. Agé de 37 ans, le viticulteur de Saint-Bonnet-en-Gironde (17) devra faire la synthèse entre les demandes et les inquiétudes des adhérents du syndicat. Nicolas Baudry et Stéphane Roy siégeront à ses côtés, en tant que membres du conseil permanent. Lors de sa présentation, jeudi 9 juillet à la Maison des Viticulteurs à Cognac, Anthony Brun est revenu sur ses motivations. Suite à des problèmes personnels, il restait un membre engagé en tant que secrétaire général, mais ne souhaitait pas être sur le devant de la scène. « Mercredi soir, on s’est trouvé dans une situation où il fallait trouver un compromis. A l’heure de l’échange, on s’est dit que le mieux était que les deux candidats se retirent et me suivent », déclare-t-il.

Anthony Brun va donc succéder à Christophe Véral, « le président de tous les crus ». Installé en Fins Bois, il s’inscrit dans une ligne similaire : « La notion de crus ou de contrat avec telle ou telle maison de négoce n’a pas à entrer en ligne de compte à l’UGVC. Ce qui importe, c’est de défendre des positions favorables pour la viticulture et de les porter à l’interprofession. Nous sommes capables de grandes choses ensemble. »

Un point a été mis en avant lors de la présentation : la communication. « Elle a été exacerbée par le confinement avec l’impossibilité de faire le conseil d’administration. Les différentes strates du syndicat font que certaines personnes ont l’impression de manquer d’information au moment de prendre des décisions. » Pour le nouveau directeur, Cyril de Héricourt, « il ne faut plus qu’une partie du syndicat ait l’impression que ça avance sans elle ». Cela passe par l’adoption de nouveaux statuts pour le syndicat.

L’enjeu, c’est aussi le prochain Business Plan. « Il faut avoir débattu au maximum pour que chacun soit conscient de chaque élément des décisions que nous serons amenés à prendre. Pour l’instant, elles vont dans le bon sens pour la viticulture, avec un développement. Mais qui dit développement dit prise de risques et il faut qu’elle soit expliquée à tous », reprend A. Brun. Il s’agira notamment gérer l’après-Covid. « Nous nous attendons à un retour à la normale dans trois ans : une année de baisse de 20 % et une remontée progressive. Maintenant, la situation d’aujourd’hui n’est pas celle de dans six mois ! »

D’autres problématiques vont focaliser l’attention des viticulteurs. « Il y a une attente très forte sur les questions environnementales. La viticulture l’a compris et engagé des démarches. Mais si les règlements changent plus vite avant qu’on arrive à s’y adapter, il va y avoir un blocage. »

Le besoin de main-d’oeuvre fait aussi partie des préoccupations de l’UGVC. « La viticulture, ce sont 16 000 emplois directs, 60 000 si compte l’ensemble de la filière. Nous allons avoir besoin de travailler sur la formation, sur les filières liées au cognac. Il faudra donner envie aux jeunes de rester, aux gens pas forcément viticulteurs de participer à nos travaux, comme les tonneliers ou le négoce ». Et de conclure : « Nous avons un devoir de résultat vu ce qu’il s’est passé. Nous dresserons le constat le plus réaliste possible pour apporter les meilleures réponses ».

 

Alexandre Veschini

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