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Christophe Véral, nouveau président du BNIC

Christophe Véral, nouveau président du BNIC

Vendredi 27 Novembre 2020

Le bouilleur de cru de Sainte-Sévère en Fins Bois a succédé le mardi 24 novembre à Patrick Raguenaud à la présidence de l’interprofession du cognac.

 

 

Les rôles étaient distribués depuis plusieurs semaines et les élections à l’interprofession du cognac, le 24 novembre, n’ont fait que valider les noms des candidats déjà connus.

Sans surprise, le bouilleur de cru de Sainte-Sévère, Christophe Véral, seul candidat en lice pour la viticulture, prend le relais à la tête du BNIC du négociant Patrick Raguenaud (Marnier Lapostolle Bisquit).

Les deux hommes se connaissent bien et s’apprécient. En marge d’une interview réalisée il y a quelque temps pour notre magazine, Christophe Véral n’hésitait pas à qualifier Patrick Raguenaud « de belle personne, droite, de confiance et qui essaie de faire avancer le collectif ».

Patrick Raguenaud n’est pas non plus avare de paroles élogieuses à l’égard de son successeur : « Christophe Véral va apporter son énergie à la présidence du BNIC. » « C’est un homme de passions, qui aime le cognac et la région. Tous les ingrédients de la réussite sont là », ne doute pas Patrick Raguenaud, qui quitte donc l’interprofession « serein », avec le sens du devoir accompli. Il s’agit même d’un adieu au BNIC, puisque le directeur de Marnier Lapostolle Bisquit prendra sa retraite le 1er janvier 2021, même s’il restera « très certainement » ambassadeur de la marque Grand Marnier.

Côté négoce, c’est Alexandre Gabriel, président de la maison Ferrand à Ars, qui est confirmé à la vice-présidence de l’interprofession. Le Syndicat des maisons de cognac, qui a procédé début octobre au renouvellement de ses membres, a en effet écarté de son conseil d’administration, Philippe Coste (Meukow), qui se serait pourtant bien vu à la vice-présidence du BNIC.

Outre Alexandre Gabriel, qui représente les maisons de négoce de taille PME, Florent Morillon, directeur amont du leader du cognac (Hennessy) prend la fonction de chef de famille du Négoce : « La famille est unie dans sa diversité. Un bel équilibre a été trouvé entre les grandes maisons et les PME du cognac. Après une dernière mandature marquée par des dossiers très sensibles tels que XXO ou le finishing et l’innovation des produits, il y a maintenant moins de dossiers clivants et l’horizon est dégagé pour avancer sereinement. Je suis sûr qu’on va faire du bon boulot dans les trois ans qui viennent. Un séminaire de début de mandature va être organisé début 2021 pour préciser les priorités mais il est clair que le dossier Environnement, avec la viticulture durable, restera en haut de la pile. Et puis il y a un dossier que je verrais bien comme fil rouge de la mandature, c’est le dossier Emploi/Formation. »

Son homologue à la viticulture, Anthony Brun, partage peu ou prou ces priorités : « Je pense que, dans ce contexte sanitaire particulier, on va avoir un œil plus qu’attentif sur le renouvellement du business plan, qui définit la stratégie de notre filière sur les trois années de mandature. On va s’attacher à faire une proposition qui soit la plus réaliste possible, la plus en adéquation avec le marché dans ce contexte d’incertitude qu’est le Covid, même si nos résultats sont plus que bons en ce moment. Et, bien sûr, nous allons poursuivre la volonté affichée par la filière de s’inscrire dans la durée, avec la Certification environnementale Cognac et HVE. » Il compte également suivre le sujet des cépages résistants, tout en gardant un œil sur la problématique très différente de l’emploi et la formation.

Christophe Véral est, lui aussi, revenu le 24 novembre dans son discours à l’assemblée plénière du BNIC, sur l’importance actuelle des démarches RSE et de développement durable, mais il a aussi évoqué le dossier de l’institut du cognac « qui sera, j’en suis convaincu, un outil indispensable à notre rayonnement dans le monde » (...) « afin de mettre en valeur nos savoir-faire ». Le cap est donc fixé pour le BNIC, que Christophe Véral qualifiait, il y a peu, de « vaisseau amiral de la filière ». Il en est maintenant le capitaine.

Article : Fabienne Lebon

Photo : UGVC

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