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Christophe Véral va briguer la présidence du BNIC, le 24 novembre

Christophe Véral va briguer la présidence du BNIC, le 24 novembre

Mardi 17 Novembre 2020

Aucun suspens du côté de la future présidence de l'interprofession du cognac, avec le viticulteur Christophe Véral prêt à assumer la fonction.

La série d’élections qui a eu lieu dans les syndicats de la viticulture et du négoce, se terminera par celles du Bureau national interprofessionnel du cognac (assemblée plénière le 24 novembre, avant un premier comité permanent le 3 décembre). Rappelons que la présidence de l’interprofession est tournante (tous les trois ans) et qu’après le mandat du négoce (présidé par Patrick Raguenaud), c’est à la viticulture de reprendre le flambeau. Et justement, du côté de l’UGVC, tout est calé. Si l’on a pu ressentir un moment de flottement cet été lors de l’élection en deux temps du président de l’UGVC, depuis, les choses sont rentrées de l’ordre, et Anthony Brun, nouveau président de l’UGVC devrait logiquement devenir le chef de la famille viticole au BNIC. Idem pour la présidence, qui ne devrait pas échapper à Christophe Véral, candidat déclaré.

Le viticulteur de Sainte-Sévère s’y prépare activement, en tout cas. « L’interprofession est très regardée. On peut la considérer comme le vaisseau amiral de la filière ». Un bateau dont il est toutefois nécessaire « d’ouvrir et d’aérer la machine » fait remarquer le viticulteur à coups de métaphore. « Il faut que les viticulteurs s’approprient cette belle maison. Cela tombe bien, car les salariés du BNIC ne demandent qu’à la faire découvrir ». Avec le directeur nouvellement en poste, qui devra apporter « de la fraîcheur, de la rigueur et faire preuve d’anticipation », Christophe Véral compte bien agir « en binôme » pour poursuivre les chantiers en cours et en ouvrir de nouveaux. On ne sera pas surpris si figurent en bonne place parmi les priorités du candidat à la présidence le dossier de l’environnement, conjugué à la défense de la viticulture.

Plus nouveau, Christophe Véral espère poser pendant sa mandature « la première pierre » de ce qu’on a appelé un temps « l’institut du cognac ». « Ce projet englobe ce fabuleux outil qu’est la Station viticole, mais aussi tout le chapitre formation et communication sur nos savoir-faire, qui est actuellement absent sur la place de Cognac. Pour cela, il nous faut une belle vitrine pour présenter notre produit à la hauteur de son excellence ». Sur ce dossier, Christophe Véral ne devrait avoir aucun mal à obtenir le soutien du négoce. A l’image des grandes maisons, qui s’investissent à Cognac  : « comme Hennessy sur les Quais », « Rémy Martin, avec son plan d’investissement en cours » ou « comme Martell, qui a réussi à Gâtebourse à faire tomber des murs pour s’ouvrir sur la ville », cite C. Véral. Tout en prévenant : « Attention, il ne s’agit pas de réaliser un énième circuit de visite, mais de rester très professionnel dans la démarche de présentation de la filière, qui a aussi pour objet d’attirer du monde à Cognac ».

Autre chantier ouvert mais pas encore mené à bien à l’interprofession, celui qui concerne le contrat interprofessionnel. « Je voudrais bien qu’on se rende compte que ce contrat ne vise pas seulement à sécuriser les viticulteurs dans leurs relations avec les négociants. En retour, il sécurisera aussi l’approvisionnement des petites et moyennes maisons de négoce ».

Dès le mois de mars, il faudra aussi remettre à plat le business plan. « Les prévisions des besoins de la production et le nombre d’hectares de plantations nouvelles ont déjà été ajustés », fait remarquer Christophe Véral. Qui estime que face à la crise de la Covid, la région de cognac s’en sort plutôt bien face à de « beaux vignobles » comme le Bordelais ou la Champagne, qui « subissent sans pouvoir intervenir ».

Article : Fabienne Lebon

Photo : UGVC-Christophe Petit Tesson

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