Maison Boinaud a déposé le 12 octobre une demande d'ouverture en procédure de sauvegarde auprès du tribunal d'Angoulême. Dans le même temps, elle réduit encore son effectif de huit salariés viticoles.
Si les entreprises en difficulté ont coutume de taire le plus longtemps possible leur procédure collective, ce n’est pas le cas de la Maison Boinaud et de son président Charles Boinaud qui a pris les devants en publiant le 13 octobre un communiqué où il révèle la demande de placement en procédure de sauvegarde de l’entreprise familiale. « Depuis le début des difficultés il y a deux ans, la démarche de la maison n’est pas de se cacher derrière les problèmes. Nous avons tiré la sonnette d’alarme, avec un premier plan de licenciement et des révisions contractuelles sur les achats à la viticulture. Les signaux étaient devenus alarmants pour notre maison. Nous ne sommes pas du style à faire l’autruche. »
