De gauche à droite : Romain de Villechenon (Philaposte) et François Drounau (L'Assemblage)

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Philaposte passe de la taille douce à l’IA

Face à la baisse de production du timbre, l'imprimerie du groupe La Poste à Boulazac cherche des voies de diversification dans l'étiquette. Mais pas n'importe laquelle... Une étiquette réalisée en gravure taille douce ou augmentée grâce à l'intelligence artificielle ! 

La taille douce, on connaissait ce procédé pour l’entretien de la vigne, moins pour l’impression d’étiquettes ! C’est pourtant ce terme technique qu’emploie Romain de Villechenon, directeur Impression sécurisée et augmentée de Philaposte (branche grand public et numérique du groupe La Poste) pour parler d’une nouvelle offre d’impression d’étiquettes qui s’adresse aux producteurs et maisons de cognac.  » Il s’agit d’une technologie issue des compétences reconnues de l’imprimerie Philaposte dans la philatélie et l’impression sécurisée de chèques. Elle permet de graver à la main un morceau de métal doux « , détaille Romain de Villechenon. En réalité,  » la technique de la taille douce remonte à la Renaissance. Plus tard, au XIXe, quand les Anglais ont inventé le timbre à des fins de paiement, il fallait le sécuriser. Ce qui a été rendu possible grâce à la taille douce. Aujourd’hui encore, cette technique permet d’associer le côté artistique de la gravure avec ses reliefs et le côté sécurité avec ses traits de 0,25 mm indétectables à l’œil nu « . Elle est prodiguée par un maître taille-doucier. Ce métier d’art compte seulement une dizaine d’artistes graveurs en France, dont un exerce son talent dans l’imprimerie Philaposte, basée à Boulazac en Dordogne. Le graveur Pierre Bara sera justement aux côtés de Romain de Villechenon le 17 septembre à Cognac pour une journée de démonstration de son art et des autres spécialités de l’imprimerie Philaposte en typographie, offset numérique, héliogravure…